FILM : LA PART DU FEU

SÉANCE EXCEPTIONNELLE JEUDI 13 FÉVRIER

à Utopia Saint-Ouen

sur le thème« Mourir des polluants qui nous entourent ? Comment réagir ?»

en présence d’André Cicolella

chimiste, toxicologue, conseiller scientifique à l’Ineris (Institut national de l’environnement industriel et des risques) et enseignant à Sciences Po.

Soirée organisée par Europe Ecologie-Les-Verts avec le soutien des Amis de la Confédération Paysanne,  

des Paniers de Beauchamp, du NPA et du Parti de Gauche.

Emmanuel Roy – documentaire France 2013 1h28mn

LA PART DU FEU

« La part du feu, c’est ce que l’on sacrifie pour sauver l’essentiel. L’amiante protégeait de presque tout, à moindre coût, pour un profit maximum. C’était l’essentiel. La part du feu, c’est l’écho de la parole de mon père, celle d’un enseignant mort d’un mésothéliome, cancer de l’amiante, cancer d’ouvrier. La part du feu, c’est l’inquiétude qui m’accompagne depuis sa mort et que je décide d’affronter aujourd’hui, dans des paysages contaminés, auprès de ceux qui éprouvent ce même sentiment, pour changer ensemble la peur en action. » Emmanuel Roy

« Premier long-métrage d’Emmanuel Roy, La Part du feu est un hommage du cinéaste à son père, proviseur d’un lycée dans la région de Marseille, mort en 1993 d’un cancer de la plèvre, dit aussi “mésothéliome”, celui que provoque l’exposition à l’amiante. Ce beau documentaire fait dialoguer sa mémoire, restituée par la lecture, en voix off, du journal qu’il a tenu pendant la durée de sa maladie, avec celle d’autres victimes de ce scandaleux fléau. Il les associe à des séquences filmées dans les paysages de l’étang de Berre, scindé entre la beauté radieuse des calanques et le profil inquiétant d’un gigantesque complexe pétrochimique, et à d’autres, flirtant avec le fantastique, qui documentent le travail d’une équipe de désamiantage.
« Ce faisant, il offre un écrin poétique à “la part du feu” de l’amiante, ces vies humaines sacrifiées sur l’autel du profit ; tout en les inscrivant dans un présent politique. A mesure que le film avance, les récits se répondent, se nourrissent les uns les autres. Sans jamais verser dans le militantisme, Emmanuel Roy fait résonner la douleur intime des victimes et la violence sociale du déni qui l’a redoublée, rappelle, au détour d’un carton de texte, la responsabilité de l’Etat qui a continué d’autoriser l’utilisation de l’amiante alors même que sa dangerosité était connue depuis la fin du XIXème siècle, offrant ainsi aux victimes une place dans le flux de l’Histoire. En rappelant que toutes les questions et tous les risques liés à l’amiante ne sont pas résolus, il donne, en outre, une forme à l’une des grandes peurs contemporaines, celle de la prolifération des poisons imperceptibles. » Isabelle Regnier, Le Monde.

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