FILM : PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE

« Agroécologie, relocalisation, des pistes pour sauver la terre »
SÉANCE UNIQUE MARDI 4 JUIN à 20h30 à UTOPIA Saint-Ouen suivie d’une rencontre avec Cyril DION, directeur de l’ONG Colibris-Mouvement pour la Terre et l’Humanisme, directeur de la rédaction du magazine Kaizen.
Soirée soutenue par Générations Solidaires Vauréal, Europe Ecologie les Verts Cergy, le Parti de Gauche, les Amis de la Confédération Paysanne, et les Paniers de Beauchamp.

PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERRE

Marie-Dominique Dhelsing – documentaire France 2012 1h38mn –

Du 04/06/13 au 04/06/13

PIERRE RABHI, AU NOM DE LA TERREC’est un homme assez incroyable. Attentif, curieux de tout et de tous, amoureux de la terre – et, sans doute par dessus tout, têtu comme un cévenol, il semble avoir eu mille vies… Découvert par le grand public sous la caméra de Coline Serreau (Solutions locales pour un désordre global), initiateur du Mouvement Colibris, reconnu expert international pour la lutte contre la désertification, Pierre Rabhi est né en Algérie, a été ouvrier à Paris avant de se faire paysan ardéchois et de devenir l’un des pionniers de l’agriculture écologique en France. Depuis son « retour à la Terre », il n’a de cesse de chercher, d’apprendre et de transmettre – offrant par exemple son savoir-faire en Afrique afin d’œuvrer à rendre leur autonomie alimentaire aux plus démunis et à sauvegarder leur patrimoine nourricier. Auteur, philosophe et conférencier, il appelle à « l’insurrection des consciences » pour fédérer ce que l’humanité a de meilleur et cesser de faire de notre planète-paradis un enfer de souffrances et de destructions. Devant l’échec de la condition générale de l’humanité et les dommages considérables infligés à la Nature, il nous invite à sortir du mythe de la croissance indéfinie, à réaliser l’importance vitale de notre terre nourricière et à inaugurer une nouvelle éthique de vie vers une « sobriété heureuse ». Inoxydable utopiste, avec le mouvement des Colibris, il lance en 2013 un appel à la (R)évolution – la vraie révolution, « celle qui nous amène à nous transformer nous-même pour transformer le monde ».

« Il me vient cette image à l’esprit, vue dans une publicité sans doute : celle d’un homme perdu dans le désert. Devant lui, incongru dans un paysage de dunes à perte de vue, un panneau jaune avec un point marqué d’une flèche : “Vous êtes ici”. L’image résonne avec la situation présente, dans laquelle nos repères vacillent et perdent leur capacité à nous ancrer. Dans laquelle, pourtant, il importe plus que jamais de savoir se situer, ici et maintenant, en s’efforçant de trouver des réponses à quelques questions. Quelles sont mes valeurs ? Quelle doit être la suite ? Par où aller ?
« En ce qui me concerne, le Pierre Rabhi engagé sait à peu près où il en est. J’ai des convictions solides : l’agroécologie, l’humanisme. Je me sens à ma juste place. Et puis il y a le Pierre Rabhi intime, fragilisé par des interrogations profondes en lien avec son passé. J’ai beaucoup d’énergie dans ce que j’entreprends, mais je reste un enfant qui n’a pas connu sa mère […].
« Certains voudraient faire de moi un maître à penser. Je me sens parfois happé comme un étendard lors d’événements où ma présence est souhaitée. Lorsque les gens viennent me dire : “Vous me faites du bien, vous me donnez du courage”, je pourrais en profiter pour faire le gourou. Mais je réponds : “Ce n’est pas moi, je ne suis qu’un canal, un porte-voix. Pierre Rabhi, c’est 52 kilos tout mouillé”.
« J’en reviens à mon petit panneau jaune. Savoir se situer, c’est bien sûr se situer dans ses valeurs. Mais aussi dans son histoire, dans ses relations aux autres. Il y a en chacun de nous un tyran et une victime. Ces failles, si nous ne les accueillons pas pour les panser, font le lit des idéologies, du dogmatisme religieux, du conformisme militant. On se cherche un sauveur, une appartenance, une ligne de conduite et l’on néglige de prendre sa part de responsabilité à l’égard de soi et des autres. Or le changement de société ne peut advenir sans un changement des individus. Il ne sert à rien de chercher à rafistoler le modèle sans travailler d’abord à se rafistoler soi-même. » (Pierre Rabhi)

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